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Le 10 janvier dernier, le ministre britannique des Transports, Grant Shapps, a rendu public un projet de loi visant à imposer un « service minimum » dans plusieurs secteurs, dont les transports, l’éducation et la santé. Des millions de travailleurs seraient privés du droit de grève.

 

L’indignation face à la violence policière a éclaté une fois de plus à travers les États-Unis. Les manifestations ont commencé à Memphis le vendredi 27 janvier, après la diffusion d’une vidéo montrant des policiers battant à mort Tyre Nichols, 29 ans, photographe et employé de FedEx. Des manifestations ont eu lieu dans au moins 38 villes du pays.

Des dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées le 19 janvier à Lima, la capitale du Pérou, pour tenter de renverser la présidente Dina Boluarte. Celle-ci est arrivée au pouvoir lors du coup d’État qui, le 7 décembre, a destitué et incarcéré le président démocratiquement élu, Pedro Castillo. Malgré les barrages routiers de la police et l’état d’urgence proclamé par le gouvernement, des colonnes de manifestants ont déferlé sur la capitale, tandis que des manifestations se déroulaient dans de nombreuses autres villes du pays.

La scission du NPA n’a pas suscité beaucoup d’intérêt dans la masse de la population et ne changera rien au développement de la lutte des classes en France. Cependant, une couche de la jeunesse et du salariat sympathisait avec le profil « anticapitaliste » de cette organisation. Certains s’interrogent sur la signification de cet événement. Tâchons de les éclairer.

Plus d’un million de personnes étaient dans les rues de France pour participer à plus de 200 rassemblements dans le cadre d’une grève nationale contre la dernière attaque du président Macron contre les retraites. Les travailleurs du rail, des transports parisiens, des raffineries de pétrole et des médias, en plus des enseignants, des fonctionnaires, des camionneurs et des employés de banque ont tous débrayé pour s’opposer au projet de Macron d’augmenter l’âge de la retraite. Le potentiel d’une confrontation directe existe, mais les dirigeants syndicaux sont-ils à la hauteur de la situation? 

Le 7 décembre dernier, l’oligarchie péruvienne obtenait la destitution et l’arrestation du président élu en juillet 2021 : l’ex-syndicaliste enseignant Pedro Castillo. Ce dernier avait pourtant multiplié les concessions à la bourgeoisie, depuis son élection, mais celle-ci ne voulait pas s’en satisfaire : elle exigeait le contrôle direct de la présidence du pays.

A peine un mois après le spectacle pompeux du XXe congrès du Parti Communiste Chinois, la colère qui fermentait dans les profondeurs de la société chinoise est en train de faire irruption à la surface. Le 23 novembre, l’usine géante de Foxconn située à Zhengzhou dans le Henan a été le théâtre d’un violent affrontement entre la police et des ouvriers qui protestaient contre le détournement de leurs salaires. Dans les jours qui ont suivi, des manifestations massives ont éclaté dans de nombreuses villes, pour protester contre les mesures draconiennes de confinement du régime. Celles-ci cristallisent tout le mécontentement accumulé dans la société chinoise. Comme nous

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La montagne a accouché d’une souris. Le 20 décembre, le Congrès péruvien s’est à nouveau penché sur la question d’une élection anticipée, qu’il avait rejetée vendredi 16 décembre. Lorsque Dina Boluarte a succédé illégitimement au président Castillo, elle a annoncé qu’elle resterait en fonction jusqu’en 2026. Cela est devenu intenable. Il est clair qu’une partie de la classe dirigeante péruvienne comprend qu’elle doit réformer le système politique pour tenter d’apaiser l’énorme vague d’indignation soulevée par le coup d’État du Congrès contre le président Castillo le 7 décembre.

Fin novembre, la Chine a été le théâtre de mobilisations inédites contre les mesures de confinement. Même si elles sont restées d’une ampleur limitée, en termes quantitatifs, leur potentiel a effrayé le régime et l’a obligé à renoncer à sa politique de « zéro Covid ». Ceci a immédiatement déclenché une vague de contaminations qui semble importante.

Depuis le 7 décembre et la destitution par le congrès du président péruvien, Pedro Castillo, les travailleurs et les paysans se mobilisent en nombre toujours plus grand. Dans certaines régions du pays, cela a pris des proportions insurrectionnelles. Les masses ont clairement perçu qu’il s’agissait d’un coup d’Etat, derrière lequel se trouvait la main de l’oligarchie capitaliste et de l’impérialisme américain. Nous publions ci-dessous le texte d’un tract qui est diffusé en ce moment même par nos camarades de la Tendance Marxiste Internationale (TMI) au Pérou.

Le 26 novembre, les militants deSinistra Classe Rivoluzione (« Gauche Classe Révolution »), la section italienne de la TMI, ont organisé un cortège sur la manifestation nationale contre les violences faites aux femmes, à Rome. Ils y ont été la cible d’une campagne de harcèlement et d’attaques verbales de la part des organisateurs de la manifestation, des militants Queer de Non una di meno (NUDM - « Pas une de moins »). Le lendemain, alors que plusieurs de nos camarades italiennes participaient à un rassemblement national de NUDM, des militants de cette organisation ont attaqué le stand de nos camarades et les ont empêchées de prendre la parole pour se

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La crise politique au Pérou s’est brutalement accélérée ces dernières heures. Le Président Castillo a décrété la suspension du Parlement, avant d’être arrêté par la police. Le parlement a voté sa destitution et a proclamé la vice-présidente nouvelle présidente du pays.